Un rapace libre

Publié le par Marina BRISIGOTTI

Un rapace libre

Comme un éclair qui me percute... quand le stress me rattrape... j'ai besoin de fuir, j'ai besoin de me sentir libre.

Envie de liberté... d'avoir des ailes et pouvoir s'envoler loin, haut... très haut, se sentir flotter et surfer sur les courants d'air comme un rapace libre.

Le rapace a toute puissance... invincible... il plane et observe de haut ce qui grouille en bas, sans aucun scrupule, sans état d'âme, il est le maître du ciel.

Que ce soit un milan noir, un pygargue à queue blanche ou un aigle royal, tout en étant éloigné de la terre, il voit tout ce qui s'y passe, sans pouvoir être atteint. Son acuité visuelle est optimale, il n'aura jamais besoin de lunettes le chanceux. Ses yeux sont à la fois loupe et télescope, très pratique ! Leur champ de vision est de 110°, rien ne lui échappe. Ainsi un faucon peut discerner un objet de 2 mm à une hauteur de 18 m et un aigle, un objet de 16 cm à 1 500 m de hauteur. Imbattable !

C'est peut-être pour ça que le rapace avait été choisi dans les années 80, pour illustrer et donner le nom à une revue anonyme d'étudiants dénonciateurs et révélateurs de ce qui se passait dans leur lycée juanais.

"Le rapace libre" ne craignait rien. Chaque rédacteur avait un surnom bien trempé, si je me souviens bien : "Attila charogne", "AL2" clin d’œil à Arsène Lupin... souvenirs très lointains. Ce journal était imprimé clandestinement et distribué dans la cour du lycée. Quand on réussissait à en attraper un exemplaire, c'était l'euphorie, c'était comme avoir un mystère entre les mains, un journal brûlant, interdit... il doit d'ailleurs m'en rester un quelque part, bien caché, enfermé peut-être dans un coffre... de peur qu'il ne reprenne son vol.

Publié dans animaux

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